Nyangaa!

GK_TOOLS
A+ R A- wide normal
1 1
  • Skip to content
YOUAH Home » ARTICLES » Culture
  • Accueil
  • NEWS
    • Arts Plastiques
    • Cinéma et Théâtre
    • Coiffure
    • Littérature
    • Mode & Fashion
    • Musique
    • Top Peoples
  • ARTICLES
    • Histoire et anthropologie
    • Culture
    • Idée et Opinions
    • Vidéo et Cinéma
    • Coup de coeur
    • Arts du spectacle
    • Arts Visuels
    • Arts Corporels
  • Gallérie
  • Vidéos
  • PHOTO JAM
  • DIGITAL ARTS
    • Actu TIC
    • Arts, écoles et Métiers
    • Astuces PC
    • Logiciels
    • OpenWorld
    • Sécurité
    • Tutoriels
HOT NEWS
la littérature africaine : La littérature africaine et la « Bibliothèque coloniale » Malgré les avancées significatives dans la prise en charge critique d...
photos de la mode actuelle : Défilé de mode 2011. 1-Une veste en jean. Une robe bustier513 × 331 - 226 ko - jpgmodetout.centerblog.net Mode Lana Del Rey, son...
La mode, de nos jours : La mode, de nos jours Conception d'une collection[modifier] Exemple de figurine de mode Dans les pays tempérés, la mod...
concert du rappeur Eminem à Yaoundé... : concert du rappeur Eminem à Yaoundé...   Musique: Eminem en concert le 28 avril 2012 au stade Omnisports de Yaoundé L'initiative es...
Eriko toujours en danger ? : Selon des proches, le chanteur serait très accro au sexe mais négligent sur sa protection MEME S’IL Y A LE SERPENT. Ce n’est un se...
Dédicace: «Crimes et Responsabilité Métaphysique a... : La cérémonie aura lieu en présence de l’auteur, le Révérend Robert Kong à la fondation AfricAvenir International à Douala, mercredi...
Crise Ivoirienne: Un livre sur le sujet, interdit ... : La dédicace du Livre "Cote d'Ivoire le Coup d'Etat" de Charles Onana, a été interdit par le Sous-Préfet de l'arrondissement de Yaou...
"Big banana": Le documentaire interdit enfin diffu... : La diffusion a eu lieu tout récemment à l’Université de Yaoundé1, lors du "Africa World Documentary Festival" Au cours de la cinquiè...
L’édition 2012 du Prix Découverte RFI est lancée. : Qui succèdera à la guinéenne Sia Tolno, Prix Découvertes RFI 2011? Radio France International vient de lancer l’édition 2012 du tr...
la «Lettre ouverte» de son nouvel album : Produit par Laurent Esso sous le label Tumba La Madiba, cet album est un hors série qui revisite le répertoire national pour lui redo...
Bannière
Bannière
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP
VIP

Cultures

l'organisation sociale des bantous

8 May, 2012 Auteur: Toko ngaba Bernard Brice
Envoyer Imprimer PDF


L'ORGANISATION SOCIALE

L’organisation sociale des bantous est formée au sommet de nations qui elles mêmes sont composées de groupes de tribus, subdivisés en villages. Ces villages sont en réalité, des groupes de clans, constitués par les différentes branches de familles qui habitent le village. Les bantous sont donc divisés en un certain nombre de grands groupes familiaux, qui constituent des clans souvent représentés par des totems. Tous les membres d’un clan sont censés être les descendants d’un même ancêtre mythique. Au sein du groupe, on les considère comme parents (pères et mères),   et tous ceux qui appartiennent au même groupe générationnel sont considérés comme frères et sœurs. La parenté occupe  ici un rôle primordial dans la construction du lien social, par ce qu’elle sous tend le principe de solidarité. La majorité des bantous sont patrilocales (bien qu’on trouve aussi des sociétés matrilocales mais en très faible nombre), c’est à dire qu’une fois que la femme a contracté mariage, elle est obligée d’aller résider dans la famille de son époux. L’unité résidentielle est le socle du lignage.

L’ acquisition du domaine foncier se faisait autrefois sur le principe du premier venu, premier servi, à condition de pouvoir délimiter l’espace réservé de façon nette par débroussaillement d’une bande de « un mètre » environ de largeur. Et tout terrain ou lopin de terre où une subdivision de clan a enseveli ses morts pendant plusieurs générations devient sa propriété absolue.

Le clan est organisé hiérarchiquement, chaque branche a son chef, celui-ci est désigné par élection. Quand l’un d’eux meurt, le conseil des chefs se réunit pour désigner son successeur. Le roi doit ratifier ce choix, il a le droit de révocation du chef élu, mais ne peut en aucun cas le désigner d’office. Le clan est généralement composé de personnes qui ont eu ou ont un ancêtre commun. Les mythes servent à définir les caractères du clan. La cohésion du clan repose sur le respect des symboles, des cérémonies, des rituels.

Dans les sociétés bantoues, l’élément fondamental de la structure sociale est la parenté. Celle-ci est fondée sur la reconnaissance sociale des liens de consanguinités et d’affinités. On remarque dans ces sociétés une division sexuelle du travail, car les femmes sont censées prendre soin du foyer, des enfants, et de se charger de la cueillette, des tâches horticoles et agricoles. Quant aux hommes, ils doivent s’occuper de la protection du groupe familial, de la chasse, de la pêche, de l’élevage, du labourage, du débroussaillement, du défrichement de la terre et de la majorité des activités artisanales. Le développement de l’individu passe par une suite d’étapes, de l’enfance à la vieillesse. Ce qui permet d’assigner différents rôles à chacun pour l’amener tout au long de son existence à faire partie de certaine catégorie au sein du groupe. D’où, l’existence de certains rites d’initiations. Chaque étape entraîne des droits et des devoirs. Pour maintenir le lien social, il était de tradition qu’ à la tombée de la nuit, au son du tam-tam, tous les enfants se retrouvaient autour d’un feu allumé au pied d’un baobab situé sur la grande place, pour écouter les contes et les épopées des ancêtres, racontés par les vieux et les sages du village.

L'ACCOUCHEMENT

La femme enceinte décidait toute seule du moment ou elle devait arrêter ses travaux manuels, sa mère ou une proche parente se dévouait alors pour effectuer ses tâches. L'accouchement se faisait dans une case isolée, la femme préparait seule l'endroit ou elle désirait que la délivrance se fasse. La femme forte s'accouchait toute seule, sa mère ou une parente se chargeait de la coupe du cordon ombilical à la longueur d'une main du ventre de l'enfant. Lorsque la femme était craintive ou que les douleurs étaient trop fortes, les parentes et les voisines l'assistaient. C'est généralement dans la position à genoux que se faisait l'accouchement et la patiente prenait la position assise dès qu'elle était délivrée.  Après la délivrance, la mère ou une parente prépare de l'eau chaude pour les lavages de la jeune mère et de l'enfant; l'eau qui était destinée à la jeune mère devait être aussi chaude que possible. Des lavages souvent répétés se continuaient pendant une période allant de huit jours à un mois, temps pendant lequel l'accouchée était obligée de porter une ceinture ventrière en corde, très serrée sur le ventre, pour ramener les organes dans leur position normale.  La mère consacrait exclusivement les huit premiers jours après la naissance aux soins de l'enfant, Elle ne sortait pres que pas de sa hutte. Le père ne pouvait entrer dans la case de son épouse qu'une fois que le cordon ombilical était tombé. Pour bien cicatriser le cordon ombilicalet empêcher le nombril de se former en saillie, la mère chauffait sa main au feu puis le plaçait sur le ventre de l'enfant, opération qu'elle renouvelait continuellement. L'allaitement durait très longtemps, parfois jusqu'à une nouvelle grossesse. A la naissance, quant il arrivait que la montée de lait chez la mère se fasse attendre,les anciens donnaient aux nouveaux-nés du vin de palme très doux, du jus de canne à sucre

Cameroun: Un musée d’art mobile pour enfants à Douala

23 Apr, 2012 Auteur: Hervé Endong
Envoyer Imprimer PDF

Cameroun: Un musée d’art mobile pour enfants à Douala

Par Hervé Endong

Il a été installé ce 9 février 2012 par la fondation «L’Art à l’enfance» à l’école publique d’Akwa et séjournera dans cet établissement jusqu’au 17 mars 2012

 

Travaux de peinture à l’école publique d’Akwa
La cérémonie d’inauguration était présidée par le gouverneur de la région du Littoral. Francis Faï Yengo était accompagné de Bernard Okallia Bilaï et de Fritz Ntoné Ntoné, respectivement préfet du Wouri et délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (Cud). C’est d’ailleurs ce dernier qui ouvre le bal des allocutions dans l’esplanade de cette école prise d’assaut par de nombreux élèves arborant tous un tee-shirt blanc. Le médecin est suivi par Dominique Lafont, le président de Bolloré Africa Logistics Afrique, qui intervient en tant que partenaire du projet du musée mobile. En effet, c’est le groupe Afrique de Vincent Bolloré, le magnat de la logistique dans le monde, qui soutient ce projet de musée mobile. Au cours de son intervention circonstancielle, le président de Bolloré Africa Logistics Afrique revient longuement sur les réalisations du volet social du groupe qui sont encore méconnues. Notre implication au Cameroun va au-delà de nos activités. Nous intervenons dans les principales villes du pays où nous organisons des tournois de football pour les jeunes, déroule Dominique Lafont. Le groupe du multimilliardaire Français a dans ce sillage entièrement repeint l’école publique d’Akwa et réalisé les travaux d’entretien.

 


Ouverture solennelle du musée mobile du Groupe Bolloré par le gouverneur du Littoral

Cinq semaines d’exposition
Un geste n’a pas laissé le gouverneur de la région du Littoral indifférent. Ce groupe multiplie des actions de développement durable dans notre pays. Il s’agit de l’organisation des tournois des jeunes, le sponsoring des lions indomptables, la remise des dons aux associations. Bolloré Africa Logistics est un grand acteur dans l’économie camerounaise, témoigne Francis Faï Yengo. C’est lui qui coupe le ruban, marquant l’ouverture solennelle de ce musée qui va occuper pendant cinq semaines les enfants des différents groupes de cette école. Tout comme le corps enseignant et administratif d’ailleurs. En dehors d’eux qui bénéficient du privilège de la proximité, les autres élèves de 8 ans des autres établissements primaires de la ville sont aussi concernés. Pour Fritz Ntoné Ntoné, ce musée est un «cadeau offert par Bolloré». Tout comme la rénovation de toute l’école créée en 1938, qui était déjà dans un état de décrépitude avancée.

 


Les élèves en rang pour visiter le musée mobile du groupe Bolloré

Œuvres artistiques modernes
L’idée du MuMo est de la fondation «L’Art à l’enfance» de la Française Ingrid Brochard. Le musée mobile installé dans un conteneur de 40 pieds est une véritable œuvre d’art. Il a été imaginé par un grand architecte américain, Adam Kalkin et dessiné par l’artiste français Daniel Buren, créateur des colonnes au palais royal à Paris. Le MuMo présente des œuvres artistiques modernes imaginées spécialement pour les enfants de 8 ans et pour le projet par des artistes contemporains de toutes les nationalités qui comptent parmi les plus grands. C’est la première étape africaine du musée mobile, précise Ingrid Brochard. L’idée du musée est d’aller à la rencontre des enfants, de manière à rendre l’art plus accessible, ajoute la fondatrice de «L’Art à l’enfance». Le projet original est soutenu entièrement par Bolloré Africa Logistics, dans le cadre de son volet social. Nous sommes heureux de pouvoir partager ce moment avec les élèves de cette prestigieuse école publique d’Akwa, avoue Dominique Lafont. Un projet généreux porteur d’ouverture au monde et aux valeurs que sont le respect de l’autre, la sensibilité à l’autre, la découverte de l’altérité, en un mot le sens du partage. Toute chose qui fonde la fraternité humaine philosophe le Français.

 

© Journalducameroun.com
Dominique Lafont, président groupe Bolloré africa Logistics

Au Cameroun, le groupe Bolloré est connu pour ses activités de transport, de logistique, et travers ces deux partenariats public privés portuaire et ferroviaire que sont Douala international terminal (Dit) et Camrail. Le groupe Bolloré Africa Logistics Cameroun compte quatre grandes entités donc. Camrail, Dit, la Société d’exploitation des parcs à bois du Cameroun (Sepbc) et Socopao. Nous sommes au Cameroun l’un des tout premiers employeurs privés du pays, avec près de 4000 salariés directs, se réjouit Dominique Lafont, qui informe que l’implication du groupe va au-delà des activités traditionnelles. C’est ce qui explique son intervention dans le projet MuMo.

Préservons la culture et les cultures camerounaises

23 Apr, 2012 Auteur: Par Serge Tchaha
Envoyer Imprimer PDF

Préservons la culture et les cultures camerounaises

Par Serge Tchaha

«Je suis de ceux qui prétendent que nous avons su au cours des cinq dernières décennies bâtir une culture propre à l’ensemble du peuple camerounais»

 

La culture: un enjeu crucial
Il me semble qu’il est évident que la culture est un enjeu central pour tout peuple. Peut-on être un peuple sans une culture? Je réponds non. Pour ma part, notre culture, c’est ce que nous sommes profondément. Ce sont les valeurs que nous désirons transmettre à nos enfants, c’est la manière dont nous voyons le monde, ce sont les rites que nous pratiquons pour célébrer nos morts… C’est aussi la musique sur laquelle nous dansons comme un seul Homme, bref c’est ce que nous sommes. Nos artistes apparaissent donc de ce point de vue comme absolument essentiels dans notre société puisqu’ils contribuent à définir notre personnalité en tant que peuple. Ils nous aident à nous définir par rapport aux autres. Autrement dit, en chantant du Makossa, du Bikutsi ou du Manga Be, ils permettent à d’autres peuples à la fois de découvrir nos langues traditionnelles et nos aires de célébration. Par ailleurs, par le simple fait de chanter le Makossa, ils nous permettent de définir nos spécificités par rapport aux autres peuples qui remplissent la terre, puisque ce rythme est d’abord si ce n’est exclusivement le nôtre. Vous conviendrez donc avec moi que «préserver la et les cultures camerounaises», relève de la plus haute importance.

Il existe une culture propre à l’ensemble du peuple camerounais et elle mérite d’être préservée
Beaucoup pensent et affirment même que nous ne sommes pas encore un peuple, que nous ne sommes pas une nation. Pour ma part rien n’est plus faux! Entendons nous bien! Je ne dis pas que la cohésion nationale est on ne peut plus irréprochable au Mbo’a. Dans quel pays – qui peut être pris au sérieux – au monde aucun effort n’est fait pour promouvoir l’unité nationale?

J’avoue que nous sommes une jeune nation, mais nous en sommes une! Nous avons une culture extrêmement propre au peuple qui remplit d’intelligence et d’amour ce pays d’Afrique centrale frontalier avec: le Nigéria, le Tchad, le Gabon, le Centrafrique, la Guinée équatoriale et le Congo Brazza. Permettez-moi de démontrer. Nous possédons un ensemble d’éléments culturels dans lesquels tous les Camerounais, qu’importe leur village ou leur province d’origine, se reconnaissent. Présentons quelques uns en vrac:

1. Musique
Serait-il faux de prétendre que tous – je caricature pour les besoins de la démonstration – les Camerounais ont dansé et aimé Grâce Decca? Petit pays? Ndedi Éyango? Talla André Marie? Serait-ce aberrant de dire que nous avons tourné les reins sur Le mari d’autrui est sucré de Sergéo Polo & Njohreur? Quel Camerounais n’est pas fier du parcours mondial de la chanson WAKA WAKA de Zangaléwa – récemment reprise par la chanteuse sud-américaine SHAKIRA – ou de la chanson Soul Makossa de Manu Dibango qu’a reprise le plus grand chanteur au monde, Michaël Jackson? Qui ne se sent pas frère de Manu? Qui dit d’abord de lui qu’il est Douala? Qui ne le voit pas comme Camerounais? Quel dibo du Mboa ou quelle Nga peut vraiment tel qu’elle ne le ya pa mo?

2. Nourriture
L’art culinaire m’apparait comme un des éléments fondamentaux de l’identité culturelle des peuples. D’après Nicolas Sarkozy «la gastronomie est un élément essentiel de notre patrimoine. C'est pourquoi je souhaite que la France soit le premier pays à déposer dès 2009 une candidature auprès de l'Unesco pour permettre la reconnaissance de notre patrimoine gastronomique au patrimoine mondial», avait déclaré le chef de l'Etat français, lors de l'inauguration du Salon de l'agriculture 2010». L’on me pardonnera de manquer de respect à certaines de nos sœurs. Je suis de ceux qui pensent que la camerounité ou la camerounaiserie d’une go du Mbo’a se mesure à sa capacité à cuisiner des mets que tous les camerounais aiment. – Toutes celles qui pensent que leur mari doive obligatoirement cuisiner m’excuseront de considérer qu’une femme rend heureuse les membres de sa famille en préparant avec amour des plats pour celle-ci. Revenons à la camerounité ou la camerounaiserie d’une go du Mbo’a. Je prétends qu’une camerounaise, une vraie sait préparer, pour celui qu’elle aime, du Ndolè et du Poulet DG. Je vous invite à nous proposer d’autres plats qui sont désormais considérer comme typiquement camerounais mais, pour ma part, ces deux là s’imposent tout naturellement.

 

© google-images

3. Humour
L’humour fait aussi partie de notre patrimoine. Cela est sans conteste dû à celui qui se faisait appeler Jean-Miché Kankan. Son œuvre est à la fois colossale et remarquable. Il a permis de vulgariser par ses textes et ses sketches, l’art oratoire et le théâtre à la camerounaise. Avouons que nous le considérons tous comme un Camerounais, pas comme quelqu’un originaire de telle ou telle autre région du Cameroun. Avouons qu’il nous a tous fait rire et que nous prenons grand plaisir à le réécouter. Voilà un autre exemple qui m’autorise à penser que, quoi que l’on dise, nous avons un vaste patrimoine commun. Que l’on soit Bassa’a, Bamiléké, Douala, Foulbé, Haoussa ou encore Eton, nous nous reconnaissons dans ces éléments culturels et nous y sommes viscéralement attachés. De mon modeste point de vue, Jean-Miché Kankan n’a pas encore eu un remplaçant à sa hauteur mais qui peut dire sans rire qu’il n’aime pas les sketches de Tagne condom et Fingon Tralala ou encore Selavie? Bien sûr que tous les pays au monde ont des musiciens, des humoristes mais, je veux seulement faire remarquer que notre mémoire collective est peuplée de personnages qui nous lient tous, dans lesquels nous nous reconnaissons. N’est ce pas cela avoir une culture?

4. Football ou Lions Indomptables
Pour le spécialiste canadien du marketing sportif, André Richelieu, Ph.D., le sport au même titre que le cinéma ou la musique fait partie de la culture des peuples, des nations. De son côté, John Carlin, l’auteur de l’essai INVICTUS – qui a été récemment joué au cinéma et a mis en vedette Morgan Freeman dans le rôle de Nelson Mandela – explique clairement que le football faisait partie de l’identité noire et le rugby relevait de celle des blancs, des afrikaners. Des noirs considéraient le rugby comme une religion pour les afrikaners. Vous avez raison de penser que le football n’est pas spécifique au peuple camerounais. Mais, il fait partie de nous. Je pense que vous me rejoindrez pour affirmer que chaque Camerounais et chaque Camerounaise a une opinion sur le football et particulièrement sur les Lions Indomptables. Je prétends qu’en réalité c’est plus les Lions Indomptables que le football qui fait partie de notre patrimoine, de notre culture. Cela se justifie d’autant plus que les matches des Lions des Indomptables sont pour moi le moment le plus ultime de notre communion. Qui n’a pas connu à Yaoundé le silence absolu qui règne lorsque les Lions jouent? Qui ne souvient pas qu’à Ongola, à ce moment là, les taxis ne roulent plus? Qui ne se souvient pas des cris spontanés et simultanés des voisins lors d’un but de Magic Patrick ou de Papa ÉTo’o?

5. Langue unique?
J’avais en janvier adressé une lettre à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle camerounaise pour les inviter à se prononcer sur la possibilité d’instaurer une troisième langue officielle au Cameroun. Ceux que certains appellent le Camfranglais – que j’appelle le camerounais – me semble être largement parlé par les Camerounais. Tel que dit dans la lettre ouverte, elle sera amendée à notre gré puisque l’académie de cette langue camerounaise sera régentée par nous-mêmes. Cette langue là qui nous unit et nous identifie, notamment lorsque nous sommes à l’extérieur du pays, mérite d’être officialisée, d’être sanctuarisée…

 

© Les Lions du Cameroun
Les Lions Indomptables, un des visages de l'unité nationale camerounaise

6. Religion?
Le socio-politologue, le Docteur Vincent FOUDA, dans Églises chrétiennes et États-nations en Afrique – Un couple tenté par l’adultère démontre entre autres choses, que les Églises ont été à la base d’une conscience nationale. Les uns et les autres ont commencé à avoir une conscience camerounaise parce qu’ils étaient membres d’une communauté, ils partageaient le même Dieu et d’une certaine façon ils voyaient le monde avec le même regard. Je vous parle de cela car en fait, c’est sans doute un des grands manque de notre culture commune. Le fait de ne pas avoir une religion propre à l’ensemble du peuple camerounais, est sans doute une de nos plus grandes faiblesses. Car l’Islam ou le christianisme ne nous sont pas propres. J’ai dit que c’est une faiblesse mais c’est aussi une richesse car pour ma part, préserver nos cultures camerounaises, en réalité, nos religions et coutumes tribales, est importantissime. Avant d’aborder cette partie, je voudrais faire un résumé de mon propos. La culture camerounaise existe, elle est manifeste et elle se manifeste. Plusieurs expressions culturelles sont communes à l’ensemble du peuple camerounais. Nous devons – ce n’est pas le lieu ici de proposer des solutions – tout faire pour préserver et faire prospérer cette culture, car si elle s’éteint, nous ne serons plus Camerounais.

Préservons nos cultures camerounaises
Soyons clairs! Pour ma part, il existe une culture camerounaise, c’est celle dont j’ai rapidement esquissé quelques expressions plus haut. Mais il n’en demeure pas moins que l’attachement à la terre et à la tribu est encore très fort et vivement qu’il en soit encore ainsi pendant longtemps. Ce n’est pas absolument contradictoire car non seulement la diversité culturelle est consubstantielle au Cameroun, c’est comme ça que le pays s’est construit, respire et existe, mais en plus, le savoir, la science et la sagesse qui transpirent de nos traditions doivent se transmettre de génération en génération. Je dois avouer que je préfèrerai les appeler, comme on le fait dans des sciences sociales et en marketing, sous-cultures, la culture étant celle dans laquelle l’ensemble du peuple pourrait se reconnaître. Mais, je pense que ça pourrait faire des débats inutiles…

Vous savez, Kwame Nkrumah disait que c’est parce que je parle Anglais que je suis un Anglais, autrement dit, pour être africain, camerounais, Bamiléké, Bassa’a, Fang, Béti ou Gizhiga, nous devons avoir des us et coutumes qui nous sont spécifiques.

Nous devons préserver nos langues traditionnelles car elles nous racontent notre histoire, c’est grâce à elles que nous pouvons pratiquer nos rites, ce sont elles qui nous permettent, comme à tous les africains, de maintenir un lien étroit entre les vivants et les morts! Le maintien de ces coutumes et traditions s’avère même stratégique car de mon point de vue, c’est l’une si ce n’est les seules particularités qui nous sont restées après la colonisation.
Serge Tchaha



Finalement, c’est pourquoi, je disais plus haut que c’est une richesse de n’avoir pas une religion commune à tous les peuples du Cameroun car chacun d’entre eux a une religion, a développé une cosmogonie. Ainsi, on peut ne pas être d’accord avec cela, mais les Bamilékés, diviseraient une semaine de 8 jours et pratiquent le culte des crânes. On peut ne pas être d’accord avec cela, mais les Sawa (qui ne sont pas que constitués de Douala, mais aussi de Bassa’a, de Bakweri,…) célèbrent le Ngondo. Ces peuples de l’eau vont dans les eaux du Wouri recueilli chaque année le message des ancêtres. En quoi ces pratiques sont moins bien que celles de la religion catholique? Qui l’a dit? On peut ne pas être d’accord avec cela, mais les Bamoun, désormais, tous les deux ans, ont leur fête traditionnelle que l’on appelle le Ngouon. Toutes ces expressions de notre culture, de notre identité doivent être préservées sinon nous arrêterons d’être camerounais! 50 ans après les indépendances et en pleine mondialisation, cela m’apparait comme un débat de premier ordre
Qu’en dites-vous? Hâte de vous lire,
@vec mes @mitiés c@merounaises et mes meilleures sentiments p@triotiques.

Les tares du Cameroun exposées

20 Feb, 2012 Auteur: camnews24
Envoyer Imprimer PDF

 

tableau_encradrementPeinture. C'est à l'initiative du Cercle des étudiants en arts plastiques et histoire de l'art de l'université de Yaoundé I. K-amer ». C’est le thème d’une exposition organisée par le Cercle des étudiants en arts plastiques et histoire de l'art (Cetapha) et dont le vernissage a eu lieu jeudi dernier à l'université de Yaoundé I. « K-amer est notre thème. K, homophone de C, est le diminutif du Cameroun. Amer est un goût indésirable. Le cas du Cameroun est-il amer ? La réponse à la fin de la présentation de nos tableaux »,

Lire la suite...

Vœux 2012: Le Fenac se tiendra cette année

17 Feb, 2012 Auteur: le jour
Envoyer Imprimer PDF

Décla ration du ministre des Arts et de la Culture, vendredi à Yaoundé.

A l'occasion de la cérémonie des vœux au ministère des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna a longuement parlé des défis qui attendent son département ministériel en 2012. Et ils sont nombreux : la sauvegarde du patrimoine culturel, l'ouverture du Musée national au public, la reprise des activités de l'Ensemble national en léthargie depuis que le Centre culturel camerounais

Lire la suite...

Plus d'articles...

  • Cameroun: Un musée d’art mobile pour enfants à Douala
  • Tabi II François alias Tabs : « Je Vis de mon art… »
  • L’Art de l’Ouest camerounais : un Art Royal.
  • Expo: L’art, la mode et le sport s’interconnectent à Douala

JPAGE_CURRENT_OF_TOTAL

  • «
  •  Début 
  •  Préc 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  6 
  •  7 
  •  8 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »

Facebook Invite

Connectes-toi par Facebook pour inviter tes amis sur ce site!
  • Mode & Fashion
  • Musique
concert du rappeur Eminem à Yaoundé...
concert du rappeur Eminem à Yaoundé.....
Eriko toujours en danger ?
Selon des proches, le chanteur serai...
L’édition 2012 du Prix Découverte RFI est lancée.
Qui succèdera à la guinéenne Sia To...
NEWS
  • Musique
  • Mode & Fashion
  • Arts plastiques
  • Littérature
  • Cinéma et Théâtre
  • Evènements
ARTICLES
  • Histoire et anthropologie
  • Cultures
  • Idées et opinions
  • Arts Visuels
  • Arts du Spectacle
  • Coup de cœur
  • Arts corporels
  • Art numérique
  • Vidéo et Cinéma
  • NEWS
DIGITAL ARTS
  • Logiciels
  • Tutoriels
  • Art, écoles et Métiers

Partenaires

Bannière
Bannière
Bannière
Bannière
Bannière

TOP EVENTS

1 Cinéma : Yves Tchouta présente son film ''Wamba''Mardi, 23 Août 2011 Mardi, 23 Août 2011
Jeudi, 29 Septembre 2011 Jeudi, 29 Septembre 2011
Evenement Evenement
Lire la suite...
2 Carole Bakotto au CCF de DoulaJeudi, 22 Septembre 2011 20:00 Jeudi, 22 Septembre 2011 20:00
Evenement Evenement
Lire la suite...
3 THÉÂTRE : Le Caméléon au CCF de DoualaJeudi, 29 Septembre 2011 20:00 Jeudi, 29 Septembre 2011 20:00
Lire la suite...
4 Gala d'Excellence au Palace Elysée - Cinquantenaire du CamerounVendredi, 30 Septembre 2011 Vendredi, 30 Septembre 2011
Lire la suite...
5 Urban Show, acte 4 au CCF de DoualaSamedi, 01 Octobre 2011 18:00 Samedi, 01 Octobre 2011 18:00
Lire la suite...

12345

Membres

  • cedrix
    admission 01.12.2011
    douala
  • armelle
    admission 17.11.2011
    Douala
  • mvaldemarca@hotmail.com
    admission 15.07.2011

Newsletter

Souscrire

EVENEMENTS

<<   201105<20124 Mai 2012 >20126   >>201305
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
145201205
 concert du rappeur Eminem à Yaoundé...

concert du rappeur Eminem à Yaoundé...

Eriko toujours en danger ?

Eriko toujours en danger ?

L’édition 2012 du Prix Découverte RFI est lancée.

L’édition 2012 du Prix Découverte RFI es…

la «Lettre ouverte» de son nouvel album

la «Lettre ouverte» de son nouvel album

Droit d’auteur : Ama Tutu Muna contre-attaque

Droit d’auteur : Ama Tutu Muna contre-at…

Kareyce Fotso en résidence

Kareyce Fotso en résidence

A la découverte de Fifi Negresse

A la découverte de Fifi Negresse

Lady Ponce dévoile sa « carrosserie »

Lady Ponce dévoile sa « carrosserie »

Just Wôan vainqueur des afro pépites show

Just Wôan vainqueur des afro pépites sho…

Krotal : Son nouvel album dans les bacs le 11 février

Krotal : Son nouvel album dans les bacs …

Prev Next

News

  • Quel antivirus choisir?
  • la littérature africaine
  • l'organisation sociale des bantous
  • l histoire des bantous
  • photos de la mode actuelle
  • La mode, de nos jours
  • HISTOIRE DES PEULS
  • Ruben Um Nyobe

Populaires

  • La physionomie
  • L'HISTOIRE DU KABA -NGONDO
  • Les secrets de beauté des femmes africaines
  • TIR A LA BARAMINE!
  • Masques "fait maison" pour peaux grasses
  • Lady B, et le rap "Made in Cameroon" s’affirme au féminin.
  • Tapé dos
  • L'enfant du viellard et de la jeune fille

Hi-TECH

  • LG Optimus Vu : un smartphone de 5 pouces équipé d'un écran 4:3
  • Un écran tactile qui reconnait l'utilisateur
  • Mozilla présentera son OS mobile B2G au Mobile World Congress
  • Way-C : tablette made in Africa
  • Apple : loin des promesses, l'accablante réalité des usines Foxconn
  • Apple se lance dans l'éducation numérique
  • Les 6 prédictions high-tech les plus crédibles pour 2012
  • Un ordinateur qui anticipe nos désirs
Cybercrea Design ©2011 Cybercrea. All rights reserved.


Login using Facebook
  • Register for this site
  • Forgot Login?
*
*
*
*
*

REGISTER_REQUIRED