
Aboubakar a été victime d’une crise d’épilepsie vendredi dernier au lieu dit carrefour Lissouck au quartier Messa. Le gendarme d’une trentaine d’années qui revenait du camp Yeyap, a été subitement pris par une sorte de vertige. Il vacillera quelques instants avant de tomber lourdement en pleine chaussée. L’on accourt de partout. Aboubakar tremble de tous ses membres et sa tête cogne l’asphalte avec une fréquence régulière. Sa tenue est toute couverte de boue. Secoué sporadiquement par des spasmes, son corps est comme soulevé de temps en temps du sol par une main invisible. L’agitation du début retombe lentement,
à mesure que son rythme cardiaque baisse. Il est cependant inconscient et ne répond pas à son nom. Son béret rouge et ses lunettes de soleil jonchent le sol. Une bave blanchâtre s’écoule de sa bouche. De la foule des badauds qui assiste à ce spectacle, personne n’ose s’en approcher. C’est alors qu’un gendarme de passage sur sa moto s’arrête. Il tente, vainement, de réanimer son collègue. Quelques minutes plus tard, Aboubakar prend place derrière la moto, au milieu de deux gendarmes, à destination de son domicile.