
On avait apprécié la double valeur subversive et artistique de sa sortie épistolaire en 2008. Dans une lettre adressée au président de la République, Valsero avait résumé tous les maux de la jeunesse camerounaise : chômage, manque de repères moraux et sociaux, exclusion sociale, marginalisation et stigmatisation, etc. Le tube avait accroché. Au point de valoir à son auteur le laurier de la révélation hip hop de l’année aux Canal 2’or. Octobre 2009, le rappeur a l’impression que le message n’est pas passé, il revient à la charge, en sommant le « prési » de répondre : « Quelle est ta politique, réponds… »
« Pardon madame, ouvre-moi la porte », cette autre rengaine est devenue, en très peu de temps, le refrain d’un hymne repris par tous les mélomanes camerounais en 2009. Son auteur, Hugo Nyamè, n’était pas un inconnu au bataillon. Depuis 10 ans, il besogne dans l’ombre pour les autres. Il a été membre éphémère de « Dalton 4 » avec Jojo